MARIE

MARIE
Tu viens d'avoir seize ans, t'as tout pour être heureuse
Tes parents t'admirant, te voyant si studieuse
Tu es une battante, un être sans histoire
Une fille de talent, qui leur donne tant d'espoir.

Ils t'imaginent avec l'esprit d'une femme
Si débordante d'intelligence et de charme
L'unique maîtresse qu'un bel homme désire
Son coeur s'enflammant sous l'effet de ton sourire.

Mais quand tu entends leurs mots montant dans ta peau
Tu ne peux pas t'empêcher de frissonner de peur
Ecoute la voix cachée au fond de ton coeur
Chanter un petit air pour toi.

Marie, tu te sens incomprise,
Malheureuse et soumise à un poids dans ton coeur.

Marie, tu cherches ta promise,
Par la clef de ta vérité et du bonheur.

Tu es amoureuse en secret d'une belle fille
Au corps voluptueux, au sourire subtil.
Tu es envoûtée par un amour dangereux
Eprise à jamais par le reflet de ses yeux.

Cet amour t'emporte vers un trouble mystère
Aussi profond qu'une tornade, qu'un cratère
Le seul sentiment qui débarque dans ta vie
Curieux, insolite en le jugeant ennemie.

Mais quand tu sens la flamme brûlée dans ton corps
Tu as envie de crier, de t'enfuire très loin
Pour endormir ta frayeur, oublier demain
Et partir le coeur en émoi.

Marie, tu te sens incomprise,
Malheureuse et soumise à un poids dans ton coeur.

Marie, tu cherches ta promise,
Par la clef de ta vérité et du bonheur.

Ecrit le 25 juin 1995

Chrystyna

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 12:17

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 12:40

OUI, J'ATTENDS TOUJOURS

OUI, J'ATTENDS TOUJOURS
Quand je l'ai regardé, mon coeur s'est enflammé,
J'ai cru que j'allais amoureusement tombée
Sous son doux charme inné, son sourire envoûtant
J'ai voulu refermer à clef mes sentiments.

J'ai su rien qu'une minute que c'était lui
Le garçon que j'attendais depuis si longtemps
L'homme de mes rêves d'amour, de mes tourments
Lors d'une nuit froide sans l'ombre d'un ami.

Et toi, t'étais là
Toujours à l'affut de tous mes pas
Et toi t'entendais
Partout où j'allais
Vibrer ma voix
Qui chantait, qui chantait.

Oui, j'attends toujours
L'homme qui ne connait pas l'amour
Celui qui saura
M'aimer dans ses bras
Et de parler des jours
De mots tendrement,
De mots qui me réveillent encore.

Quand son corps m'effleure, mon coeur s'est chaviré
Comme une chaloupe sur une mer démontée
Par un coup de foudre ; un tonnerre résonnant
Au delà des frontières du réel au néant.

J'ai envie de partager ma vie avec lui
De prouver mon si fort amour par le serment
De lui donner un jour le plus beau des enfant
Lors d'une nuit chaude aux promesses infinies.

Et toi, t'étais là
Toujours à l'affut de tous mes pas
Et toi t'entendais
Partout où j'allais
Vibrer ma voix
Qui chantait, qui chantait.

Oui, j'attends toujours
L'homme qui ne connait pas le jour
Celui qui croit pas
Vaincre ses débats
Et de briller d'amour
De rêves d'enfant
De rêves qui l'emportent encore.

Ecrit le 6 juin 1994

Chrystyna

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 12:43

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 13:08

IL N'Y A PAS DE QUOI

IL N'Y A PAS DE QUOI
Sa vie s'avère sans cesse la même,
Personne auprès de lui disant "Je t'Aime".
Aucune voix contredisant ses gestes,
Pas un souffle l'éveillant d'une sièste.

Tous le temps ses grands murs pour partenaire,
Sa chambre lugubre couleur amère,
Sa fenêtre étroite à travers laquelle
Il perçoit une plage en aquarelle.

Il n'y a pas de quoi !
Brûler ses souvenirs d'enfance
Sous le prétexte que son coeur
Se sent étouffé en silence.

Il marchait toujours de son habitude,
Sur un long bercement de solitude,
Ses pieds s'enfonçant dans un sable froid
Le dirigeaient vers un horizon plat.

Il contempla d'un regard bleu, futile
Les remous d'une seconde, immobile,
La mer clapotait près de son écume
De larges vagues balayaient la brume.

Il n'y a pas de quoi !
Briser ses objets de sa vie
Pour la seule raison que sa tête
Se sent enivrée aujourd'hui.

Il surprit une ombre à pas de velours
Et un regard en détresse d'amour,
Son coeur se serra très fort en un bond
Devant l'oeil noir d'un tendre vagabond.

Il sembla gaie par sa queue frémissante
D'une secrète passion innocente,
Il adopta son nouveau compagnon
Le comprenant par son petit grognon.

Il n'y a pas de quoi !
Oublier son humble exsistence,
Sous l'unique raison que les hommes
Se détruisent par leur malchance.

Car demain à nouveau le jour se lève,
Abandonnant l'errance de sa sève !

Ecrit le 28 mai 1994

Chrystyna


Poème sélectionné et publié par La Guilde De la Poésie le 8 avril 1998 dans leur anthologie de poésie "Symphonie de l'Ame"
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 12:08

Modifié le samedi 12 janvier 2008 12:56

LES RESCAPES

Ils ont hérité de cheveux blancs
Le visage affaiblit par le temps
Qui ne finit pas de courir
Vers son chemin dans l'espoir de dire.

Ce sont les rescapés
D'une vie prometeuse mouvementée,
Par des histoires que nous ont racontés
Tous ces hommes âgés et toutes ces femmes
Se confessant jusqu'au plus profond de l'âme
Sentent le regret s'envahir comme avant
A l'ultime époque où ils étaient enfants.

Pourtant leur journée pour eux ne compte plus
Ils s'enfuient à travers l'univers perdu
S'imaginant au milieu de leur jeunesse
Ses souvenirs violents remplis de tendresse.

Ils ont éprouvé des océans
Le coeur lourd dérivé par son sang
Qui ne cesse de gémir
Vers sa route dans l'espoir de dire.

Ce sont les rescapés
D'existence monotone transformée
Par de longs propos que se sont disputés
Tous ces hommes âgés et toutes ces dames
Se réveillant par la lueur d'une flamme
Sentent le désir monter comme un serpent
A la période où ils étaient très amants.

Pourtant leur amour pour eux signifie rien
Ils courent l'un vers l'autre joindre leurs mains
Se comprenant d'un sourire capricieux
Ces couples unis de sentiments heureux.

Ecrit le 18 janvier 1994

Chrystyna

# Posté le samedi 12 janvier 2008 13:10

Modifié le samedi 12 janvier 2008 13:47

L'HORIZON DE MES PENSEES

L'HORIZON DE MES PENSEES
Les fruits que j'ai cueilli au verger de tes lèvres
Propulsent mon coeur dans un océan de fièvre,
Par le nectar mielleux d'un baiser de soleil
Que je butine amoureuse comme une abeille.

Je voudrais me fondre dans son molleux pollen,
Goûter ce doux parfum au creux de ta fontaine
Ce jour, éprise de ta source de diamants,
Je m'enivre de ton nid douillet de printemps.

Mon désir brûle encore ses ailes, ses plumes
Aussi lointain qu'un oiseau mourrant dans la brume,
Par un grand feu de volupté près du néant,
Tel un aigle qui plane au dessus d'un volcan.

Les fruits que j'ai cueilli aux verger de tes lèvres,
Emportent mon corps dans un tourbillon orfèvre,
Par la magie de ta romantique douceur
Que je savoure pleinement comme une fleur.

Je voudrais me noyer dans sa pulpe sauvage,
Humer ce délice à lorée de ton rivage.
Ce jour, soumise à l'un de tes plaisirs suprêmes,
Je m'exalte devant l'invincible totem.

Ma passion s'enflamme le temps d'une louange
Aussi frivole que la rose bleue d'un ange,
Par la braise d'un mystérieux amour bohème
Telle ma tendre envie de te crier "Je t'aime".

Ecrit le 17 janvier 1994

Chrystyna

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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 16:22

Modifié le lundi 14 janvier 2008 10:39