LE REVE

LE REVE
Regarde, déjà la nuit froide, la lune écarlate,
Endors-toi mon Amour aux pays merveilleux du rêve !
Une longue soirée t'offre ses bras tel l'automate,
Envole-toi vite, dans tes pensées, courant sans trêve !

Ton esprit voyage dans la magie de l'inconscient,
Tu es dans une machine à t'inventer des histoires !
Soudain, un doux visage de femme apparaît, troublant
Tel un Ange majestueux fuyant le désespoir !

Son beau portrait t'enivre par ta force d'animer,
Toutes ses lignes créées comme un dessin animé
Où, les images vivent pour une ultime passion !

Son corps sculpté par ton oeil d'artiste rempli de coeur,
T'envahis par une forêt de frissons de bonheur
Où, tu mélanges la réalité et la fiction !

Ecrit le 18 novembre 1996

Chrystyna

Poème sélectionné et publié par La Guilde De la Poésie le 8 avril 1999 dans leur anthologie de poésie

# Posté le mercredi 09 janvier 2008 05:56

Modifié le samedi 12 janvier 2008 13:08

ON S'AIME

ON S'AIME
Mais pourquoi connaître un amour difficile ?
J'en ai assez de détuire mon bonheur,
Je ne veux pas faire souffrir ton doux coeur,
Je ne veux plus écouter ces longs propos,
Si cruels c'est une goutte d'eau de trop.

Mais pourquoi briser un amour si fragile ?
Mes sentiments sont bien plus forts que la haine,
Et personne ne pourra semer la peine,
Dans ma vie pour me dérober mon amour,
Si réel tel le bruissement d'un tambour.

On s'aime, même si on est pas pareille
On s'aime, puis l'amour nous entraine ailleurs,
Là, où la loi n'exsiste plus,
Là, où l'amour n'est pas perdu.

On s'aime, même si on nous dévisage,
On s'aime, et nous changeons de paysage,
Là, où la liberté est reine,
Là, où la joie devient sereine.

On s'aime...

Et plus rien ne viendra obscurcir notre vie,
Car en secret on construit notre paradis.

Mais pourquoi le bonheur frappe dans ma vie ?
J'en ai assez de cacher la vérité,
Je ne peux pas faire semblant de t'aimer,
Je ne veux plus m'enivrer de ces sourires
Si cruels d'un cri guerrier qui se déchire.

Mais pourquoi dissiper un bonheur bleui,
Mes désirs s'enflamment d'un feu dévorant,
Et personne pourra voler mon enfant,
Dans mon corps épris d'un bercement d'ivresse,
Si réel comme une montagne de tendresse.

On s'aime, même si nos songes s'éveillent,
On s'aime, puis l'amour vole dans les coeurs,
Là, où la foi gravit les âmes,
Là, où l'amour survit sans arme.

On s'aime, même si notre vie surprend,
On s'aime, et nous rêvons d'un océan,
Là, où la mer est endormie,
Là, où le coeur court l'infini.

On s'aime...

Et plus rien viendra obscurcir notre vie,
Car en secret on construit notre paradis.

Ecrit le 3 novembre 1996

Chrystyna




# Posté le jeudi 10 janvier 2008 10:56

Modifié le jeudi 10 janvier 2008 12:51

PETIT OISEAU ! DIS MOI !

PETIT OISEAU ! DIS MOI !
Tu atteins presque la taille d'un grand moineau,
Encore des critères te différencie,
Ta poitrine rouge si douce orne ta peau
Et ta queue s'avère très brun foncé uni.

Appelé le roi des oiseaux en révérence,
Tes joues sont orangées d'un tantinet timide
D'allure fière et ravageuse d'élégance.
Ton charme fou attire une compagne candide.

Petit Oiseau ! Dis-moi !
Quand l'amour enflamme ton coeur ?
Petit Oiseau ! Crois-tu ?
Que tu frémiras de bonheur,
Aimer demain, ta partenaire
Te suppliant par ses prières
De rester toujours près d'elle ta vie entière.

Seul, grimpant au sommet d'un arbre gigantesque,
Ta voix, ton étrange cri d'appel métallique
Nommé "le chnickerick" ta mélodie dantesque,
Surgit d'un tourbillon de rêve romantique.

Sur ta branche, le dos droit, les ailes tombantes
Possédant le profil d'un tendre chevalier,
Tu incarnes l'hymne à la séduction troublante,
Enivrant de ton mystère ta bien aimée.

Petit Oiseau ! Dis-moi !
Quand la chaleur brûle tes ailes ?
Petit Oiseau ! Crois-tu ?
Qu'un jour volera ton appel,
Apercevoir demain, un Dieu
Te guidant vers la voie des Cieux
Dans d'immenses nuages enragés, pluvieux.

Emmenant l'élue de ton coeur dans les taillis,
Tu lui promets une vie à deux prometteuse
Et tes louanges l'attirent dans ton logis,
Concrétisées en pirouettes amoureuses.

Un frissonnement d'amour transporte de joie
Ton coeur épris d'une surprenante musique,
Des battements de tambours résonnent d'émoi,
Te voyant "elle et toi" au milieu des tropiques.

Petit Oiseau ! Dis-moi !
Quand le tourni est dans ta tête
Petit Oiseau ! Crois-tu ?
Que tu es telle une allumette
Toute fragile et si frivole
Comme la feuille qui s'envole
En aventurière vers un pays créole.

A l'heure des repas, tu viens près des maisons
Tel un vagabond réclamant la moindre aumône
Initiant à ton image tes nourrissons
A devenir de rusés chasseurs autonomes.

L'apprentissage devient ta mésaventure
Mais où se trouvent donc tous ces délicieux mets
Que tu veux attraper pour ta progéniture,
C'est craquants insectes, araignées, vers et baies.

Petit Oiseau ! Dis-moi !
Quand le froid de l'hiver t'enivre ?
Petit Oiseau ! Crois-tu ?
Que dans la nuit tu vas survivre
Rencontrer demain, un chemin
Où tu trouveras du bon pain
D'abondantes graines pour assouvir ta faim.

Ecrit le 12 mars 1996

Chrystyna




[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 10 janvier 2008 13:04

Modifié le vendredi 11 janvier 2008 09:27

MIMIE

MIMIE
Je lègue cette chanson à mon amie, curieuse, particulière
Qui accompagne mes jours et mes nuits solitaires
Un être mystérieux qui ne pense qu'à jouer
A courir gambader sous un ciel ensoleillé.

Se laissant enivrer par la chaleur, elle ronronne
De plaisir, s'envole vers un sommeil et s'étonne
De suivre les images en couleur de son rêve
Défiler à vive allure sans la moindre trêve.

Mais que peut-elle bien rêver tout bas ?
Qu'elle est en compagnie d'un beau chat !
Mais que peuvent-ils bien faire ensemble ?
Un doux frisson de bonheur, elle tremble !

Elle a son regard félin, Mimie
Une allure de panthère
Habillée de son pelage gris, Mimie, Mimie.

Elle a ses pattes de velours, Mimie
Ses oreilles comme le lynx,
Et sa petite truffe cassis, Mimie, Mimie.

Je l'épie tout le temps cet étrange garnement
Qui ne parle pas pour m'expliquer son comportement
Un jour, la douce harmonie rayonne de charme
Pour qu'ensuite, le Diable s'empare de son âme.

Se laissant emporter par la folie, elle désire
A la pleine lune, vaincre ses phobies et courir
En miaulant de sons rauques, le dos en hérisson
Les pattes en éventail par son excitation.

Mais qui la mise dans ce troublant état si fort ?
Qu'elle exprime en bataille enfouie dans son corps !
Mais pour qu'elle raison ressent-elle cette guerre en furie ?
Devant un adversaire imaginaire, elle bondit !

Elle a ses grands yeux coquins, Mimie
Sa démarche volontaire
Vêtue d'un collier de princesse, Mimie, Mimie
Elle a le portrait de l'amour, Mimie
Ses moustaches comme le lynx,
Et son coeur remplis de tendresse, Mimie, Mimie.

Ecrit le 10 août 1995

Chrystyna

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 09:35

Modifié le lundi 04 février 2008 18:44

AVOIR UN ENFANT

AVOIR UN ENFANT
Avoir un enfant
Moitié Démon, moitié Ange
Le regard d'un innocent
Et souvent celà dérange
Sa peau claire de porcelaine
Ce visage de l'Amour
Si rayonnant chaque jour
Peut vaincre toute la haine
Autour de lui
Ce p'tit Titi.

Avoir un enfant
C'est la plus belle chose de la vie
Et Dieu nous défend
De jouer avec son coeur épris
Comme une brebis égarée
Voulant ne plus exsister
Aux yeux d'un loup affamé
Qui veut d'un coup tout briser.

Avoir un enfant
C'est avant tout pour l'aimer
Le choyer, le voir grandir
Puis le regarder frémir
A cause d'une dispute
Que ses parents se chahutent.

Avoir un enfant
C'est avant tout pour rêver
Oublier que l'on est grand
Que le monde est différent
Découvrir par de longs jeux
Que l'on est pas aussi vieux.

Avoir un enfant
Moitié Déesse, moitié Homme
Le sourire d'un battant
Et souvent cela assomme
Ses yeux remplis de sagesse
Ce corps paraissant fragile
Si molleux qu'il est agile
Peut offrir tant de promesse
Autour de lui
Ce p'tit Titi.

Avoir un enfant
C'est l'unique preuve de l'Amour
Et Dieu nous défend
De lui jouer à jamais des tours
Comme un fleuve endormi
Voulant quitter son doux lit
Par vengeance et par furie
Pour la nature engloutie.

Avoir un enfant
C'est avant tout partager
Ses craintes et ses sourires
La peur de ses vraies désirs
S'éveillant par une envie
De suivre le cours de sa vie.

Avoir un enfant
C'est avant tout pour garder
La continuité d'un nom
Lègué par génération
Découvrir au fil des âges
Que son bonheur se partage.

Ecrit le 14 septembre 1995

Chrystyna

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 10:22

Modifié le lundi 04 février 2008 18:48