Comme une fée magicienne aux mille façettes.
Incarnant la beauté fatale, meurtrière,
La Diablesse indomptable aux creux d'une tempête.
Tu as laissé voguer sur tes eaux, des montures,
Ces géants paquebots, luxueux, légendaires.
A leurs bords, des marins assoiffés d'aventures,
Et de nombreux passagers, épris, milliardaires.
Tu enivres de joie, par ton doux clapotis,
Ta musique envoûtante inspire le poète,
L'artiste-peintre, rêveur par ton cliquetis
Losque ta vague se meurt telle une comète.
Sous l'effet du soleil, d'un rouge flamboyant,
Tu scintilles de paillettes d'étoiles d'or,
Comme une danse majestueuse de diamants
Qui survole tel un enchantement les ports.
Venant interrompre ton sommeil éphémère,
Tel un viol, tes sentiments s'avèrent rebelles,
Furieuse, tu t'ornes d'un armement de fer
Comme un Elfe maléfique battant ses ailes.
Tu te matérialises en femme invisible
Qui brandit son poing avec l'oeil d'une guerrière.
Ta force inhumaine souvent imprévisible,
Emportent sous tes flots, "Innocents et Prières".
Sous tes entrailles, tu dissimules ton monde,
De lourds trésors s'endorment avec leur histoire.
Ta faune et flore fleurissent dans une ronde
De prospérité, à l'orée d'une encre noire.
Tu caches en ton coeur, ta douce mélodie
Qui peut embraser d'Amour des hommes propices,
Sous les embruns, tu gouvernes ton Paradis,
Toi, la Reine des Océans et des Abysses.
Ecrit le 10 janvier 2003
Poème primé le 31 mai 2003 : diplôme décerné par France Euro Poésie de la Baule
